par Maurice Y. Michaud (il/lui)
Les élections générales britanno-colombiennes de 2024 ont marqué l’histoire non pas parce que les conservateurs, presqu’inexistants depuis les années ’50, sont devenus l’opposition officielle, mais parce qu’il s’agit de la première législature au Canada à compter 50 femmes mais 43 hommes. En fait, on pourrait dire qu’il s’agit d’un gouvernement féminin, car la députation gouvernementale des femmes est presque le double de celle des hommes. Pourtant, cet important accomplissement a reçu peu d’attention dans les médias. De même, on a plus remarqué la déconfiture des libéraux du Yukon aux générales de 2025 que le fait que les hommes sont minoritaires dans la nouvelle assemblée.
Tel que l’on peut débusquer dans « Jeu truqué contre elles », la Colombie-Britanique est l’une des rares juridictions canadiennes où, au cours des dernières assemblées, la proportion de femmes élues est supérieure à la proportion de femmes qui se présentent. La province se démarque aussi par le fait que sa première femme élue, Mary Ellen Smith, a aussi été la première de l’Empire britannique à devenir ministre et vice-présidente d’assemblée. Et en 1991, Rita Johnston a été la première canadienne à devenir première ministre d’une province. Pourtant, la Colombie-Britannique n’est pas fondamentalement une province « progressiste » : seulement six de ses 43 gouvernements ont été dirigés par un parti de centre-gauche, la tendance de la province étant davantage de centre-droit.
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La grande majorité date de 1967 et après.