Quel problème PoliCan résout-il ?

par Maurice Y. Michaud (il/lui)

Frustration!C’est bien simple. Avant PoliCan, il n’y avait pas d’endroit unique où trouver les résultats de toutes les élections fédérales, provinciales ou territoriales tenues depuis le début de la Con­fé­dé­ra­tion canadienne, ou une façon facile de trouver le nom de n’importe quelle personne qui s’était présentée à de telles élections.

Tout a commencé vers 2005 avec quelques chiffriers électroniques et un intérêt pour les scrutins pro­por­tionnels. Je voulais voir de mes propres yeux si le rapport entre le nombre de sièges et les voix obtenues par chaque parti était vraiment faussé, ou si ce n’était que mon imagination ou mon parti pris. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que les écarts étaient ridicules, mais j’ai ensuite pensé que peut-être mes chiffriers étaient trop simplistes. Je me suis dit, peut-être si j’obtenais le nombre de voix pour chaque candidat dans chaque comté au lieu de prendre le nombre total de voix par parti, la distorsion diminuerait. (En fin de compte, cela n’a rendu les dis­tor­sions que plus flagrantes.) Et comme de telles feuilles de calcul sont difficiles à partager largement et que j’étais à l’aise avec les bases de données en ligne, j’ai pensé que je devrais présenter les données de cette façon.

Eh bien, ceuxes qui me connaissent bien savent comment facilement je succombe à l’idée d’entreprendre un projet surdimensionné. Je dis souvent à la blague : « Pour­quoi faire simple ce qu’on peut rendre compliqué ? » Mais en fait, c’est que je suis devenu immersé dans la lecture sur près de 185 ans d’histoire électorale canadienne. J’ai ainsi appris que notre système électoral n’a pas toujours fonctionné comme maintenant. J’ai réalisé à quel point la baisse de la participation électorale s’aggrave. J’ai rencontré des personnages fascinants dont je n’avais jamais entendu parler, d’un meurtrier de masse à des personnes malchanceuses, ou de personnes décédées en fonction ou dans des circonstances inhabituelles à des candidat·e·s pérennes extrêmement infructueuxes. J’ai dû concéder que des personnages que je considérais ignobles avaient en fait des qualités rédemptrices, alors que d’autres que je vénérais avaient des défauts dont je ne me doutais pas. Et que changer de parti, ça ne date pas d’hier!

Il y a deux sources officielles pour chaque province et territoire et au fédéral : l’agence non partisane indépendante qui organise les élections dans la juridiction, et la bibliothèque législative dans cette juridiction. De plus, aujourd’hui, il y a plus de resources en ligne, officieuses mais fiables, qu’à l’époque où j’ai commencé ce projet. Avec le temps, PoliCan s’est pratiquement transformé en encyclopédie parce que je suis devenu frustré d’avoir à consulter autant de sources pré­sentant des données similaires, mais chacune à leur manière. Ces sources varient de bases de données avec leurs propres schémas d’organisation et de navigation (souvent maladroits et qui tendent à supposer soit une connaissance préalable des données, soit que l’on ne s’intéresse qu’à son propre comté), à des documents PDF regroupant les renseignements à leur façon, sans oublier les copies papier obtenues des bibliothèques législatives. Mais j’ai parcouru toutes ces listes, ligne par ligne, et maintenant que je l’ai fait, vous n’avez pas à le faire !

Alors je vous demande : c’est qui au juste qui rend les choses compliquées ? Présentement, lorsqu’on considère toutes les juridictions au Canada depuis la Confédération, les résultats d’une élection sont cachés dans de nombreux coins et recoins. Pour certaines juridictions, pour obtenir l’infor­ma­tion recherchée, il faut connaître l’année de l’élection et elle vaut mieux ne pas remonter trop loin dans le temps ! Pour d’autres, il faut connaître le comté qui vous intéresse. Ensuite, il est rare que vous puissiez lier résultats et gens ; vous devez poursuivre vos recherches sur d’autres sites pour en savoir plus sur euxes. Mais avec PoliCan, résultats, personnes, comtés et partis politiques sont tous interconnectés, et ces infos peuvent être trouvées de manière simple et intuitive — nécessitant qu’un grand intérêt à trouver l’info, et peu de connaissance préalable de ce qu’elle sera. En fait, à cause de tous les recoupements que j’ai effectués pour établir ces connexions, PoliCan est souvent plus précis que certaines sources officielles publiées.

En plus, si comme moi vous souhaitez voir un jour une VRAIE réforme électorale au Canada, vous avez les résultats de 439 élections générales qui peuvent être exécutés dans un simulateur pour voir à quoi ces résultats auraient pu ressembler si un système de représentation proportionnelle avait été en place. Bien que l’iniquité de notre système électoral actuel ait fait l’objet d’une attention considérable ces dernières années, les données ainsi regroupées dans PoliCan prouvent que les résultats des élections générales au Canada ont été distortionnés... depuis 1867!

Donc de quelques chiffriers électroniques à tout ceci, parce que je voulais un simulateur réaliste de résultats alternatifs si le système électoral avait été différent ! Et pour vous, cela veut dire que, s’il y a des lunes, votre arrière-grand-père Hormidas s’est présenté à une élection fédérale ou provinciale (pas sûr·e du niveau), vous devriez pouvoir le trouver en connaissant seulement son nom.
 

Comparaison

Le site qui se rapproche le plus de PoliCan est la Canadian Elections Database, créée sous la direction d’Anthony Sayers du Département de science politique de l’Université de Calgary. Le site semblait inactif entre 2020 et 2025, les résultats des élections récentes n’y étant pas publiés, mais il a fait son retour en 2026 avec des mises à jour, une toute nouvelle présentation et une navigation repensée. Je vous encourage d’explorer et de comparer la « CED » et PoliCan.

À part le fait que la CED n’est publié qu’en anglais, les résultats électoraux sont évidemment identiques sur les deux sites. Toutefois, les principales différences résident dans la portée des données, la manière dont elles sont structurées, saisies et mises à jour, ainsi que dans leur découvrabilité. Les objectifs de PoliCan — d’où sa portée plus vaste — sont les suivants :

  • archiver de manière détaillée et précise la dimension humaine de toute l’histoire électorale du Canada et du Québec ;
  • aller au-delà de la simple communication des résultats électoraux et mettre en lumière les liens qui se cachent derrière eux ;
  • sensibiliser le public et susciter des débats sur notre système électoral ;
  • et fournir des analyses approfondies et des outils d’analyse en libre accès pour les passionné·e·s de la politique ainsi que les spécialistes.

PoliCan plonge donc dans les données pour tisser une trame complexe et entièrement interprétée à partir de près de 9 millions de points de données.
 

Choix de conception

Pourquoi choisir le vert pour le modèle de PoliCan ?
Des variantes du « rouge canadien » auraient pu être le choix pour un site web consacré à la politique canadienne. Mais si ce site avait été limité à la politique québécoise, le choix approprié aurait été des variantes du « bleu québécois ». Plutôt que de privilégier ou d’exclure une couleur ou l’autre, le vert a été choisi, laissant entendre que PoliCan est un outil de recherche neutre pour toustes — fédéralistes et souverainistes.

Pourquoi PoliCan ressemble-t-il à un blog ?
Les interfaces conçues pour interagir avec des bases de données exigent souvent que l’on ait une certaine connaissance préalable des données et proposent des modes de navigation intuitifs pour les habitué·e·s de l’exploration de données, mais moins pour les autres. À l’inverse, n’importe qui peut naviguer aisément dans un blog bien structuré une fois qu’on y accède. PoliCan tire ainsi parti de la simplicité d’utilisation des blogs pour per­mettre à toustes de découvrir et d’explorer de multiples facettes de l’histoire électorale canadienne, comme si on était expert·e.
 

Conseils de navigation

PoliCan est un site très riche en données. Bien que l’on puisse le consulter avec le navigateur d’un téléphone mobile, cela risque ne pas être agréable. Ça peut suffire pour trouver un nom ou un seul résultat, mais les recherches appronfondies se font mieux avec une tablette ou un ordinateur classique. Notez aussi le fil d’Ariane en haut de chaque page, qui vous indique où vous vous trouvez dans la hiérarchie du site.

La plupart des pages sont proposées en version imprimable. Cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite du site ouvre une nouvelle fenêtre du navigateur. Si les informations présentées sur la page sont dynamiques (c’est-à-dire qu’elles sont le résultat d’une requête que vous avez émise), vous devrez peut-être relancer la requête dans cette nouvelle fenêtre. Si vous cliquez sur n’importe quel lien dans cette fenêtre, vous resterez en mode imprimable et les menus de navigation supérieur et sectionnel continueront d’être supprimés. Par contre, l’abondance de liens dans les textes est telle que, même en mode imprimable, il est peu probable que vous aboutirez à un cul-de-sac.

Pour sa part, l’icône d’imprimante présentée dans une fenêtre imprimable est censée déclencher la commande « Imprimer » de votre navigateur. Vous constaterez peut-être que les pages qui présentent des données tabulaires intenses sont mieux rendues en mode paysage.

PoliCan est entièrement bilingue en français et en anglais. Si vous souhaitez pratiquer votre anglais, vous pouvez cliquer sur EN en haut de n’importe quelle page et vous serez redirigé·e vers la même page, mais en anglais.
 

Utilisation de l’intelligence artificielle

Aucun texte, code ou image dans PoliCan n’a été généré par IA et, présentement, toutes les données sont collectées et saisies manuellement par une seule personne à temps plein. Quoique l’IA soit devenue omniprésente dans les recherches en ligne, l’auteur demeure « à l’ancienne » et vérifie indépendamment que les réponses de l’IA peuvent être cor­ro­borées. L’auteur utilise aussi l’IA pour tester et affiner des concepts après les avoir élaborés lui-même, et pour des ébauches de traductions — de l’anglais vers le français ou du français vers l’anglais, selon la langue de l’original — qu’il corrige pour refléter son style d’écriture. De plus, l’auteur révise ses textes avec le module « Read Aloud » de Microsoft Edge.
 

Ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas

PoliCan n’inclut aucun résultat au niveau municipal ou de comté, donc le temps de service d’une personne à ce niveau n’est PAS pris en con­si­dé­ra­tion. Le temps qu’elle a passé au Sénat canadien (ou son équivalent provincial lorsqu’il existait) est aussi exclu parce que ce temps n’est PAS en service élu. De même, une personne qui est morte en fonction à ces niveaux n’est PAS considérée comme ayant décédé en fonction. Cependant, si une personne avec un profil a servi à un niveau hors de la portée de PoliCan, ce service est noté sur son profil.

Ainsi, PoliCan couvre l’histoire électorale des juridictions suivantes :

Canada (1867- ) Colombie-Britannique (1871- ) Alberta (1905- ) Saskatchewan (1905- ) Manitoba (1870- ) Ontario (1867- ) Québec (1867- ) Nouveau-Brunswick (1865- ) Nouvelle-Écosse (1867- ) Île-du-Prince-Édouard (1873- ) Terre-Neuve-et-Labrador (1855- ) Yukon (1970- ) Territoires du Nord-Ouest (1951- ) Nunavut (1999- ) Territoire du Nord-Ouest (1888-1905) Province du Canada (1841-1867)
Pour les nouvelles élections, les résultats préliminaires sont normalement en ligne dans les 24 heures suivant la fin du scrutin.
 

Sources

Les résultats électoraux — c’est-à-dire le nombre réel de votes pour chaque course — sont dans le domaine public.
La plupart de cette information a été trouvée sur ces sites Web financés par les gouvernements.
 

Jur. Assemblée législative Agence d’élection
1 CA Canada Nos Communes
Assemblée
https://www.noscommunes.ca/fr
Parlinfo
Bibliothèque
https://lop.parl.ca/sites/ParlInfo/default/fr_CA/
Élections Canada
https://www.elections.ca/accueil.aspx
8 BC Colombie-Britannique Legislative Assembly of British Columbia
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.leg.bc.ca/
Elections BC
(Traduction par Google Translate offerte)
https://elections.bc.ca/
9 AB Alberta Legislative Assembly of Alberta
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.assembly.ab.ca/
Elections Alberta
(en anglais seulement)
https://www.elections.ab.ca/
10 SK Saskatchewan Legislative Assembly of Saskatchewan
Assemblée et bibliothèque
(un peu de français mais principalement en anglais)
https://www.legassembly.sk.ca/
Elections Saskatchewan
(en anglais seulement)
https://www.elections.sk.ca/
11 MB Manitoba Assemblée législative du Manitoba
Assemblée
https://www.gov.mb.ca/legislature/index.fr.html
Bibliothèque de l’Assemblée législative
Bibliothèque
https://www.gov.mb.ca/leg-lib/index.fr.html
Élections Manitoba
https://www.electionsmanitoba.ca/fr
6 ON Ontario Assemblée législative de l’Ontario
Assemblée et bibliothèque
https://www.ola.org/fr
Élections Ontario
https://www.elections.on.ca/fr.html
Ontario Chief Election Officer, 1968. Centennial edition of a history of the electoral districts, legislatures and ministries of the province of Ontario, 1867-1968. Toronto: Queen’s Printer. @ Internet archives.
(en anglais seulement)
https://archive.org/details/unset0000unse_t6x1
5 QC Québec Assemblée nationale du Québec
Assemblée
https://www.assnat.qc.ca
Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec
Bibliothèque
https://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/fr/
Élections Québec
https://www.electionsquebec.qc.ca/
3 NB Nouveau-Brunswick Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Assemblée
https://www.legnb.ca/fr
La Bibliothèque de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Bibliothèque
https://www1.gnb.ca/leglibbib/fr/accueil.aspx/index

↳ Bibliothèque de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. 1984. Les Élections au Nouveau-Brunswick, 1784–1984. Gouvernement du Nouveau-Brunswick.
ÉlectionsNB
https://www.electionsnb.ca/content/enb/fr.html
2 NS Nouvelle-Écosse Nova Scotia Legislature
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://nslegislature.ca/
Elections Nova Scotia
(en anglais seulement)
https://electionsnovascotia.ca/
4 PE Île-du-Prince-Édouard Legislature Assembly of Prince Edward Island
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.assembly.pe.ca/
Elections Prince Edward Island
(en anglais seulement)
https://www.electionspei.ca/
7 NL Terre-Neuve-et-Labrador House of Assembly of Newfoundland and Labrador
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.assembly.nl.ca/
Smallwood, Joseph R., ed. 1981. Encyclopedia of Newfoundland and Labrador. Vol. 1. St. John’s: Newfoundland Book Publishers. Numérisé par le Memorial University of Newfoundland Digital Archives Initiative.
(en anglais seulement)
https://collections.mun.ca/digital/collection/cns_enl/id/78
Elections Newfoundland & Labrador
(en anglais seulement)
https://www.elections.gov.nl.ca/elections/
12 YT Yukon Assemblée législative du Yukon
Assemblée et bibliothèque
https://yukonassembly.ca/fr
Élections Yukon
https://electionsyukon.ca/fr
14 NT Territoires du Nord-Ouest Territoires du Nord-Ouest: Assemblée législative
Assemblée et bibliothèque
https://www.ntlegislativeassembly.ca/fr
ÉlectionsTNO
https://www.electionsnwt.ca/fr
13 NU Nunavut Assemblée législative du Nunavut
Assemblée et bibliothèque
https://www.assembly.nu.ca/fr
Élections Nunavut
https://www.elections.nu.ca/fr
15 NW Territoire du Nord-Ouest Legislative Assembly of the North-West Territories
Archives du Gouvernement de la Saskatchewan
(en anglais seulement)
https://www.saskarchives.com/sites/default/files/2022-08/NWT-Council.pdf
16 PC Province du Canada
Wikipedia (English). "Legislative Assembly of the Province of Canada" [and related pages]. Wikimedia Foundation. Dernière modification le 15 mai 2026. https://en.wikipedia.org/wiki/Legislative_Assembly_of_the_Province_of_Canada
Wikipédia (français). "Assemblée législative de la province du Canada" [et pages connexes]. Fondation Wikimédia. Dernière modification le 25 mars 2026. https://fr.wikipedia.org/wiki/Assembl%C3%A9e_l%C3%A9gislative_de_la_province_du_Canada
Assemblée nationale du Québec, Histoire [et pages connexes]
https://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/
Dictionnaire biographique du Canada [diverses biographies]
http://www.biographi.ca/fr/
Find a Grave [divers mémoriaux]
https://fr.findagrave.com/

Ce tableau compte le nombre de références à ces sources en ligne pour des renseignements sur les personnes profilées.
 

Références pour les personnes avec un profil
Référence Langue Docs Liens
EN FR
Sources diverses (forme libre) (EN) 820 820
Sources diverses (forme libre) (FR) 128 128
Archives provinciales de la Saskatchewan, SELD: Members of the Legislative Assembly 1 742
Archives provinciales de la Saskatchewan, SELD: North-West Territories: Council and Legislative Assembly, 1876-1905 1 83
Assemblée législative de l'Alberta 984 984
Assemblée législative de l'Ontario: Membres 1,989 1,989
Assemblée législative du Manitoba: Notes biographiques des députés 1 227
Assemblée législative du Manitoba: Notes biographiques des députés décédés 1 651
Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, Présidents de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick 49 49
Assemblée nationale du Québec 2,130 2,130
Bibliothèque législative du Nouveau-Brunswick, Liste des députées 48 48
Dictionnaire biographique du Canada 695 695
Elections BC and the Legislative Library, An Electoral History of British Columbia, 1871-1986 1 9
Encyclopédie canadienne 275 275
Encyclopédie de la Saskatchewan, Université de Régina 135 135
Find a Grave * 3,329 3,329
Manitoba Historical Society, Memorable Manitobans 1,253 1,253
Minding the House : a biographical guide to Prince Edward Island MLAs (Volume 2), 1993-2017 (Cassandra Bernard & Sean McQuaid [Eds.]) 16 105
Minding the House : a biographical guide to Prince Edward Island MLAs, 1873-1993 (Blair Weeks [Ed.]) 23 417
OpenNWT: Politicians 138 138
Parlement du Canada (ParlInfo) 5,037 5,037
The Legislative Assembly of Nova Scotia 1758-1983: a biographical directory 1 612
The Legislative Assembly of Nova Scotia: a biographical directory from 1984 to the Present 1 272
UPEI, Island Archives, Islandora Repository, Biographies of Members of the Legislative Assembly 416 416
Ville de Saskatoon, A Seat on Council: The Alderman, Councillors and Mayors of Saskatoon, 1903-2006 1 46
Wikipedia (anglais) 15,452 15,452
Wikipédia (français) 6,029 6,029
Yukon Legislature Speaks 81 81
TOTAL 39,035 42,152
Les liens vers un site bilingue sont comptés qu'une seule fois.
* On peut changer la langue une fois arrivé sur le site.

Techniquement parlant

Le codage pour maintenir PoliCan est réalisé dans le langage de programmation libre PHP et fait appel à une base de données MySQL. Le système de gestion de contenu, appelé TextStyleM, est l’œuvre entièrement originale de Maurice Y. Michaud commencée en 2002, tout comme la conception et le design de l’ensemble du site Web. Le tableau suivant résume la taille de la base de données de PoliCan en termes techniques.

Tables 24
Enregistrements 537 005
Enregistrements de résultat 145 428
Points de donnée 8 835 105
Poids (Données) 51.63 Mo
Images pour profil 12 948
+ Poids (Images pour profil) 283.06 Mo
Poids (Données+img) 334.68 Mo
+ Compilations 348.78 Mo
Poids (Total) 683.46 Mo
LAMP
Acronyme désignant l’ensemble logiciel qui rend PoliCan possible : L pour le système d’exploitation Linux, A pour le serveur client Apache, M pour le logiciel de base de données relationnelle MySQL, et P pour le langage de programmation libre PHP.

Base de données relationelle
Une collection « d’éléments de données » avec des relations entre eux, où ces éléments sont organisés dans un ensemble de tables. Pensez à une table comme une feuille de calcul : les intersections des rangées et des colonnes forment des cellules, et les cellules de chaque colonne contiennent des éléments similaires. Deux tables peuvent ensuite être croisées lors d’une requête à la base de données si elles ont une colonne d’éléments en commun. Exemple: Dans la table répertoriant les élections, une rangée décrit une élection partielle en particulier et une cellule de cette rangée indique la juridiction où la partielle a eu lieu ( J ). Dans une autre table pour les juridictions, la rangée J décrit cette juridiction. Comme ces deux tables peuvent se croiser sur cet élément commun, la rangée dans la première table ne contient que des éléments sur cette partielle et aucun sur la juridiction.

Tables
Tel que défini dans « Base de données relationelle », une table est l’équivalent d’une feuille de calcul conçue pour recevoir un ensemble d’éléments de données connexes.

Enregistrements
À toute fin pratique, un enregistrement est une rangée dans une table.

Enregistrements de résultat
Un enregistrement trouvé spécifiquement dans la table des résultats pour noter le nombre de votes qu’un·e candidat·e a obtenu, la circonscription où lel s’était présenté·e, son allégeance politique, si lel a gagné·e la course, etc. Si une personne s’est présentée sept fois, elle a sept enregistrements de résultat dans cette base de données.

Points de donnée
À toute fin pratique, un point de données est le contenu d’une cellule — soit à l’intersection d’une rangée et d’une colonne.

Poids (Données)
Le nombre de mégaoctets occupés dans la base de données. Ces données ne sont que du texte brut non formaté qui, en soi, est très léger. Ce poids ne tient pas compte de celui des fichiers développés pour maintenir et présenter les données.

Compilations
Les requêtes fréquentes ou intenses adressées à la base de données sont générées à la saisie ou la mise à jour des données dans TextStyleM, puis stockées en variables de tableau PHP pour accélérer l’affichage des résultats dans PoliCan.

Structure des données

  • Sur le plan structurel, toutes les données de PoliCan s’articulent autour d’une assemblée (ou législature) au sein d’une juridiction, en commençant par l’élection générale qui a donné naissance à cette assemblée.
  • Plutôt que d’utiliser le terme « élections », PoliCan privilégie le concept d’« évènements électoraux ». Ainsi, les élections partielles (y compris les ministérielles) et les plébiscites sont classés sous la combinaison élection générale/assemblée correspondante. Cette approche vous permet d’examiner les partielles dans leur contexte historique ou les considérer comme un ensemble de données distinct.
  • Les comtés (ou circonscriptions) sont propres à chaque scrutin, mais ils ont été mis en correspondance pour assurer une continuité historique et une exactitude rigoureuse, en privilégiant un principe de « suivre le territoire » plutôt que de se fier uniquement aux noms donnés. Cette approche permet d’éviter le piège vous menant à considérer le comté québécois de Bertrand comme une entité unique depuis 1981, alors qu’en réalité, il se situait au sud de Montréal jusqu’en 1994, pour ensuite se trouver au nord-est de la métropole. De même, le comté de Prévost, créé en 1973, a évolué pour devenir l’actuel comté de Saint-Jérôme, lequel diffère du comté de Prévost réintroduit sur la carte électorale en 2018. Cela nous empêche aussi de nous enfarger dans les fleurs du tapis lorsque Bourget est devenu Camille-Laurin en 2022, sans autre changement.
  • Par ailleurs, les candidat·e·s participant à un scrutin font l’objet d’un recoupement manuel au moment de leur saisie afin qu’une même personne se voie attribuer un identifiant numérique unique (ou CID), garantissant qu’aucun candidat·e n’est enregistré·e plus d’une fois sous des noms légèrement différents.
  • Chaque candidat·e avec un CID peut alors avoir un profil enrichi, associé à un autre identifiant unique (ou PID) lié à son CID. Outre l’historique électoral complet, un tel profil peut présenter des données d’état civil ainsi que des liens vers des sites externes pour approfondir les informations le·la concernant.
  • En s’appuyant sur la notion de « familles politiques » et en distinguant les véritables partis politiques des simples bannières, PoliCan suit l’évo­lu­tion des partis au fil de leurs phases chronologiques, chaque phase pouvant avoir jusqu’à neuf variantes. Ainsi, pour la quatrième phase du Parti libéral du Canada (1919–1939), les candidats s’étant présentés sous des étiquettes telles que « libéral-travailliste », « libéral-progressiste » ou « libéral-protectionniste », ou ceux ayant pris part à une coalition tacite de progressistes, sont classés comme « PLC Phase 4, variante x » (puis­qu’ils auraient siégé avec les libéraux une fois élus). On évite ainsi l’illusion laissant croire à une multiplication des partis supérieure à la réalité.

Grâce à cette structure de données complexe et robuste, alliée au rejet de tout processus automatisé de saisie, PoliCan dresse le portrait le plus fidèle de toute l’histoire électorale du Canada, incluant toutes les subtilités que l’on échappe souvent en regardant une fresque d’une telle envergure.

Fait et à faire

Il peut vous paraître étonnant qu’une personne, seule, ait tricoté toutes ces données, et en deux langues par dessus de marché ! À vrai dire, cela m’a pris des années par à-coups, car j’avais un travail à temps plein en dehors de ce projet jusqu’à récemment. (Je suis maintenant à la retraite.) Ceci dit, les restrictions sur les activités durant les années de la pandémie de la COVID-19 m’ont certainement aidé à faire grandement avancer ce projet — sauf qu’il ne sera jamais vraiment terminé tant que le Canada et ses provinces et territoires continueront d’avoir des élections démocratiques. Et bien que je sois optimiste de nature, ce qui me saute aux yeux, ce sont les données qui manquent.

Par exemple, il est souvent plus facile de trouver les dates de naissance et de décès des personnes élues il y a 50 ans ou plus qu’il ne l’est pour celles élues dans la dernière décennie. Comme la majorité de ceuxes-ci sont encore en vie, je pense qu’il s’agira de les contacter (ou des gens qui les connaissent) même s’il y en a plein! En revanche, il y a ceuxes qui ont été élu·e·s à une législature il y a longtemps pour un mandat ou deux mais qui devaient être de simples député·e·s d’arrière-ban car pratiquement rien maintenant n’est connu à leur sujet. Et, hélas, avec la vie vient la mort : à tous les jours, je vérifie sur ces ancien·ne·s parlementaires survivant·e·s qui sont censé·e·s fêter leur anniversaire ce jour-là pour voir si lels sont effectivement passé·e·s à une autre année. Même avec cela, lors d’une autre vérification de routine début mars 2022, j’ai découvert que les sources sur un député que je pensais vivant avaient récemment été mises à jour pour indiquer qu’il était en fait décédé depuis plus de 25 ans! Ça s’est re­pro­duit en août 2023, lorsque j’ai découvert deux députés — un de la Colombie-Britannique et un du Nouveau-Brunswick — décédés en 1996.

Voilà pourquoi je vais éventuellement inaugurer un espace membre — Les Ami·e·s de PoliCan — pour m’aider à rechercher ces « insaisissables », pour signaler toute erreur dans les données existantes, et pour être à l’affût des démissions soudaines ou de tout changement d’allégeance de parle­men­taires en exercice, ou encore des décès d’ancien·ne·s. Après tout, je suis à l’aise d’affirmer que j’ai déjà fait (et continuerai de faire) plus que ma juste part, donc je ne refuserais certainement pas un peu d’aide à ce stade pour rendre cette ressource encore plus complète et précise. De plus, je réfléchis déjà à un plan de relève si je ne serais plus en mesure de maintenir ce site.

Alors, bien que la déclaration d’ouverture sur la page d’accueil de PoliCan ait pu paraître grandiloquente, il suffit de commencer à explorer ce site pour se rendre compte qu’elle n’est qu’une simple déclaration de fait. Un bon endroit pour aiguiser vote appétit pourrait être la page « Historique, isolite, ou surprenant » dans la section Personnes, et en suivant quelques uns des liens qui y sont présentés...



© 2005, 2026 :: PoliCan.ca (Maurice Y. Michaud)
Pub.: 23 déc 2021 00:01 HE
Rev.:  8 aoû 2026 10:59 HE (données présentées dynamiquement)